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«Je n'ai rien à dire. Seulement à montrer (…). Les guenilles, le rebut: je ne peux pas en faire l'inventaire, mais leur permettre d'obtenir justice de la seule façon possible: en les utilisant.»

Walter Benjamin, Paris, capitale du XIX siècle, Paris, Le Cerf, « Passages », 2006, p.476

 

 

Les déchets de mes propres productions redeviennent matières premières: ces limailles et poussières, ces chutes tombées lors de la fabrication d'autres collections sont ramassées dans ma peau (morceau de cuir fixé sous l'établi) et au sol de mon atelier. Dans mon quotidien, je me mets à scruter les surfaces qui m'entourent en quette de résidus, des fois inutilisable en tant que tels et je prends à les regarder comme de nouvelles possibilités à venir. Un cycle sans fin se matérialise: produire amène des déchets qui amènent à produire.

Ces Trash-balls matérialisent ce qui est d'habitude invisible dans un travail, elles en rendent visible les rebuts, les ré-intègrent dans un processus créatif et les revalorisent: un rejet de l'insignifiant, du laid. Le dérisoire retrouve une dignité sous la forme d'un bijou et ces rebuts sans valeur trouve une nouvelle signification: il s'agit de trouver une zone de poésie à l'intérieur de notre monde fonctionnaliste qui rejette, brise, dénigre.

La machine à expulser se met en branle !

Ce distributeur, issu de notre culture pop occidentale, est une machine ludique, symbole de notre sur-consommation superflue qui crache du rejet, de l'insignifiant: objet recraché à porter fièrement.

 

Chaque boule est unique et numérotée.

 

Où disposer ses distributeurs?

La finalité de ses distributeurs est d'être distillés au travers de Paris, dans la rue, en partenariat avec des boutiques qui seraient d'accord pour s'en occuper un moment, puis ils seraient changer régulièrement d'endroit.

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TRASH-BALL

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